Chers consœurs et confrères,


La situation sanitaire actuelle nécessite une mobilisation et un engagement personnel extrêmes des
professionnels de santé.

Si nous, médecins ACP, ne sommes pas impliqués en première ligne dans la prise en charge des patients contaminés ou à risque, nous avons néanmoins une double responsabilité.
Il nous faut en effet assurer la continuité des soins notamment pour les patients atteints de pathologies
chroniques et de cancers pour lesquels un retard diagnostique représenterait une perte de chance réelle. En même temps, pour atténuer l’épidémie en cours, nous avons également la responsabilité de pratiquer au maximum le confinement pour nous-mêmes et pour nos équipes.


Dans ce contexte, les réseaux d’expertise « tumeurs rares » et certains experts régulièrement sollicités se posent la question de suspendre l’activité de double lecture et la consultation de second avis. Les motivations d’une telle suspension sont parfaitement compréhensibles.


Néanmoins, le CNPath recommande que les demandes de double lecture ou de deuxième avis continuent à être assurées au moins pour les cas urgents à fort impact thérapeutique. Cela est possible si toute la profession s’engage à respecter des règles simples :
- pour les demandeurs, se limiter aux cas pour lesquels un diagnostic urgent est requis pour une prise en charge thérapeutique adaptée
- pour les experts sollicités, vérifier la validité des demandes et ne pas hésiter à ne pas répondre aux sollicitations injustifiées dans le contexte actuel.


Le CNPath recommande que ces avis à fort impact clinique soient assurés par le maximum d’ACP de recours.
Réserver cette activité aux seuls volontaires risquerait de surcharger ces derniers ce qui n’est évidemment pas souhaitable dans la situation actuelle. Bien entendu ces recours doivent être assurés tant par les médecins hospitaliers que libéraux s’ils en ont la possibilité et les compétences.

 

C’est notre rôle et notre devoir moral, en tant que médecins, que de garantir la continuité des soins pour les patients qui en ont besoin, même dans le contexte actuel qui amène bien évidemment à poser certaines priorités.

 


Pr. Jean-Yves Scoazec                                                                                 Dr. Frédéric Staroz
Président                                                                                                       Secrétaire         


 

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